un jeu de deux minutes



Jaume Ponsarnau a averti dans l’aperçu que pour concourir au Wizink Center, ils devaient comprendre un match de 40 minutes. Rien n’est plus éloigné de la réalité. Casademont n’a duré que deux pour le Real Madrid. Les deux premières minutes. Une période au cours de laquelle les Blancs ont affiché une série de 10-0. Un clin d’œil dans lequel les pertes (trois) ont été sanctionnées par un rival qui ne peut se voir accorder une échappatoire. Poirier, Williams, Randolph… Pim ! Pam ! Boom! Le duel s’est envolé dans une mise en scène déplorable des Aragonais, qui ont contraint Ponsarnau à arrêter le match alors que certains n’avaient même pas pris place à leur place.

En deux minutes le Casademont avait brisé toute approche. Et le temps mort n’a pas fonctionné non plus. Le premier quart-temps a été dévastateur. Un barrage de paniers locaux. À l’intérieur et à l’extérieur; en plein champ ou dans le système… L’équipe de Saragosse était un jouet entre les mains d’un Real Madrid écrasant, qui gère tous les records et n’a pas raté les absences de Rudy Fernández et Walter Tavares.

Poirier et Yabusele suffisaient dans le secteur. Williams et Taylor ont été décisifs dans le lancement extérieur. Et donc, Madrid n’a même pas permis à Casademont d’apparaître dans le match. Les sept défaites que ceux de Ponsarnau ont accumulées dans le premier quart-temps définissent leur apparition dans le match. Sept défaites qui, ajoutées aux mauvais records de tir, ont placé la note globale de l’équipe à -15 dans un quart-temps qui a entraîné la réapparition de Carlos Alocén.

Le meneur de jeu de Saragosse est entré sur le terrain à la 6e minute du match, alors que le score reflétait déjà un insultant 23-3, et a fini par jouer un total de 15 minutes au cours desquelles il a accusé son manque de rythme. Ces deux derniers mois, Alocén n’a disputé que cinq minutes de jeu. Son dernier match complet a été vu le 27 octobre, lors de la victoire du Real Madrid sur le Zenit Saint-Pétersbourg en Euroligue, puis il a subi une blessure au dos qui l’a tenu à l’écart jusqu’au 19 décembre.

Il est revenu contre l’UCAM Murcie et a rechuté de cette maladie, ne pouvant jouer que ces cinq minutes résiduelles. Plus tard, en pleine convalescence, il est tombé infecté par le covid et a disparu des appels jusqu’à vendredi dernier, lorsque Pablo Laso l’a inclus dans la liste pour le choc contre Baskonia mais ne l’a pas fait jouer.

Il a attendu ce dimanche pour le faire réapparaître devant ceux qui étaient ses anciens coéquipiers. Il n’a pas été fin au lancement (0 sur 3 en coups de deux et 1 sur 3 en triples) ni trop prévoyant en direction, mais son retour était la meilleure nouvelle à raconter ce dimanche sur ce qui a été vu au Wizink Center. Il lui reste une demi-saison pour récupérer la notoriété perdue.