Pourquoi Mario Draghi ne veut-il pas répondre aux questions sur le Quirinale ?


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Elections du Président de la République 2022

Pourquoi Mario Draghi ne répond-il pas aux questions sur le Quirinal ? Lors de la dernière conférence de presse, celle faite pour illustrer les dernières mesures anti-contagion adoptées, avant de répondre aux questions des journalistes, le Premier ministre a précisé qu’il n’accepterait pas celles sur le prochain président de la République. Une précision intervenue après le point presse de fin d’année avec les journalistes avait été en partie accaparée par des questions sur ses aspirations pour la Colle. Ce à quoi Draghi, en fait, avait éludé en prétendant être seul »un grand-père au service des institutions« .

Des explications qui, selon beaucoup, cacheraient les véritables intentions du Premier ministre, conscient de la majorité des tremblements de terre qui seraient provoqués par son transfert du Palazzo Chigi au Quirinale. Autrement dit, Draghi ne voudrait pas lancer ouvertement sa candidature à Colle en amont (même si les premiers tours de scrutin sont désormais très proches) afin de ne pas provoquer de turbulences au sein du gouvernement auquel la majorité actuelle, allant de la Ligue à la Parti démocrate aux cinq étoiles du mouvement, il ne pourrait pas survivre. Et de nouvelles élections anticipées ne seraient pas souhaitables à un moment aussi délicat pour le pays, avec la quatrième vague toujours en cours et la reprise économique menacée.

Il est clair qu’il ne s’agit que de théories et de reconstitutions de la presse. Ce qui est sûr, c’est que Draghi ne précise pas quel sera son rôle dans l’élection du prochain président de la République et ne répond pas aux questions des journalistes sur le sujet. Lui-même, à une autre occasion, avait déclaré qu’il ne voulait pas s’exprimer par respect pour l’actuel président de la République, Sergio Mattarella. Même pas deux semaines après le premier tour de scrutin (les Chambres ont été convoquées en séance commune pour le 24 janvier), avec zéro candidat officiel et les forces politiques qui établissent le dialogue à l’aveugle, il conviendrait pourtant peut-être de mettre cartes sur table.

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Beaucoup de choses dépendront de ce que Mario Draghi décide de faire. La continuation de ce gouvernement, d’abord et avant tout. Confiance en notre pays depuis l’étranger, en cas de nouvelle crise politique. Et enfin, la capacité des partis à revenir gouverner même sans garantie chiffrée.