nous sommes prêts à scruter le passé de l’Univers


La deuxième aile du miroir primaire du télescope spatial James Webb a été correctement déployée. L’instrument a maintenant pris son aspect définitif.

La Nasa a annoncé qu’il avait été achevé avec succès le déploiement du spectaculaire miroir primaire du Télescope spatial James Webb (JWST), lancé le jour de Noël depuis le port spatial de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Kourou, en Guyane française. L’ouverture des deux « ailes » du grand miroir doré était considérée comme l’une des phases les plus critiques de cette partie de la mission ; l’héritier spirituel de la Le télescope spatial Hubble, en fait, en ce moment, il voyage au cœur de la Système solaire pour atteindre sa destination finale, le point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre à 1,5 million de kilomètres de notre planète. Elle est à mi-chemin et a encore quelques semaines avant d’être insérée dans le point L2.

Le gigantesque miroir primaire de 6,5 mètres de diamètre (en béryllium plaqué or) n’était pas complètement ouvert au lancement pour mieux gérer les premières étapes du vol ; maintenant il est (presque) prêt à scruter passé de l’Univers, grâce à ses « yeux » un infrarouge qui peut observer beaucoup plus loin et distinctement qu’un instrument optique. Les infrarouges, en effet, ne sont pas perturbés par poudres et allez gaz interstellaire qui obscurcissent la vue des télescopes traditionnels. Cela permettra aux scientifiques d’étudier lesévolution des galaxies primordiales et les berceaux où naissent les étoiles, nous rapprochant du moment de Big Bang. Nous pourrons également en apprendre davantage sur les compositions de atmosphères d’exoplanètes (esopianeti)

Le miroir primaire du James Webb est composé de 18 éléments hexagonaux, 12 au centre et 6 sur les côtés, divisés en deux « ailes » de 3 pièces chacune. La première aile bâbord (à gauche) a été déployée avec succès le 7 janvier ; le second, celui de tribord (à droite) s’est ouvert il y a peu, comme le montrent les données de télémétrie communiquées par la NASA lors d’un live stream. Maintenant, le télescope a atteint son apparition finale, mais les 18 éléments du miroir primaire ne sont pas encore alignés. Chacun d’eux peut être contrôlé indépendamment grâce à un ensemble de sept actionneurs. Une fois positionnés correctement, les 18 images capturées par chaque élément leur permettront de se fondre en une seule image très détaillée.

Lancement du télescope spatial James Webb : une nouvelle ère de la recherche spatiale a commencé

Pour fonctionner correctement, le télescope spatial James Webb doit fonctionner à des températures extrêmement basses, environ – 230°C; l’infrarouge est en fait le bande de chaleur, donc si le télescope était chaud, il serait inutilisable. Pour le protéger de radiation solaire et d’autres sources de chaleur, une magnifique a été déployée ces derniers jours bouclier thermique aussi grand qu’un court de tennis et composé de plusieurs couches, capable de mieux repousser la chaleur. Au point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre, le télescope sera en équilibre gravitationnel entre la planète et l’étoile et suivra le mouvement de révolution de la terre, en gardant les deux objets (et donc la chaleur) toujours du même côté. Au cours des deux prochaines semaines, les ingénieurs de la NASA termineront l’alignement des miroirs jusqu’à ce qu’ils soient insérés dans leur orbite finale. Il faudra environ 5 mois avant que le télescope ne devienne pleinement opérationnel ; il faudra en effet atteindre un température de fonctionnement stable et tous ses instruments scientifiques ils devraient être calibré en profondeur. Aujourd’hui, une autre pierre a été posée vers la nouvelle ère de la recherche spatiale.