L’Inter remporte la Supercoupe contre la Juve à la 121e minute !


L’Inter remporte la Supercoupe d’Italie en battant la Juventus à San Siro avec le résultat de 2-1 obtenu lors du dernier assaut des prolongations. Un éclair d’Alexis Sanchez remet le trophée aux Nerazzurri après 11 ans, le précédent était en 2010 (3-1 contre la Roma).

L’Inter remporte la Supercoupe d’Italie en battant la Juventus à San Siro avec le résultat de 2-1 obtenu lors du dernier assaut des prolongations. Un éclair d’Alexis Sanchez a remis le trophée aux Nerazzurri à la 121e minute, alors que les tirs au but étaient à un pas, le précédent remontant à 2010 (3-1 contre la Roma). Lautaro Martinez a répliqué à l’avantage de McKennie en première mi-temps avec un penalty et il a fallu encore une heure et demie de jeu pour trouver le chemin des filets. Un coup terrible pour les bianconeri.

Treize plans au total duInter contre les trois des Juventus mais seulement deux de chaque côté dans le miroir de la porte. Ce chiffre suffit à photographier l’équilibre substantiel qui a caractérisé la première mi-temps entre deux équipes qui ont mis de côté la tactique et donné vie à un match vivant, agréable, toujours posé, caractérisé par le sentiment que le défi peut être débloqué à chaque instant. Rien de somnifère, quelque chose de musclé et d’interdit aux âmes sensibles, avec peu de style et beaucoup de compétition. Les bianconeri manquent de 6 propriétaires (Chiesa, Szczesny, Danilo, Bonucci, De Ligt, Cuadrado) mais ils ne barricadent ni ne subissent l’Inter dans une formation typique.

Et il arrive que Barella réclame furieusement un penalty pour une épaule vigoureuse de Chiellini, McKennie lui claque la tête avec la bouffée noire et blanche qui colore ses cheveux, De Sciglio (qui déchaîne une autre bonne performance après Rome mais exagère quand il essaie faire Chiellini et il le fait mal) assure que Doveri passe la main pour la conscience en attribuant le penalty du piétinement à Dzeko. Le bosniaque tombe long long, Lautaro cette fois ne trahit pas et fait match nul. Un but de chaque côté, à l’intervalle on s’essouffle et l’adrénaline circule.

Que se passe-t-il à l’Inter-Juve en cas de match nul en Supercoupe : prolongations et tirs au but, comment ça marche

McKennie se réjouit après le but de l'avantage momentané inscrit à San Siro par la Juventus contre l'Inter

McKennie se réjouit après le but de l’avantage momentané inscrit à San Siro par la Juventus contre l’Inter

Sensations fortes en seconde mi-temps qui reprend dans le sens de la première fraction. C’est toujours l’Inter qui joue le jeu avec l’équipe d’Allegri qui s’élance dans les espaces laissés par les Nerazzurri. Et c’est l’équipe d’Inzaghi d’être proche du but avec Dumfries : il est bien « amorcé » par Calhanoglu avec une passe ravissante mais la tête est sauvée par Perin à l’aide du poteau. Frissonnez dans le dos de la Juve, qui tient un coup et ne baisse pas les bras. Le Néerlandais appuie son pied sur l’accélérateur et lorsqu’il s’enfonce, il recule mais – chance pour les Bianconeri – il n’y a pas de coéquipiers rapides et bons dans la déviation gagnante.

Lautaro Martinez est l'auteur du tirage au sort de l'Inter : le "toro" réalise le penalty accordé pour une faute de De Sciglio sur Dzeko

Lautaro Martinez est l’auteur de l’égalisation de l’Inter : le « taureau » marque le penalty accordé pour une faute de De Sciglio sur Dzeko

Inzaghi et Allegri changent d’attaque et trouvent la bonne place : à l’intérieur de Correa et Sanchez, Dzeko et Lautaro sortent avec la ferme intention de tout miser sur la vitesse ; Kulusevski sort et Dybala entre, Arthur prend la place de Bernadeschi, Kean reprend Morata, Locatelli a des crampes et cède la place à Bentancur ; Darmian pour Dumfries et Vidal pour Barella ajoutent du physique, Dimarco pour Perisic est un choix courageux. Inter solide et traction avant, Juve sournoise et perchée autour de la fureur de Moise et de l’inspiration de Joya. C’est dans ce sens que se jouent les prolongations. Équilibre et tactique, espaces étroits et couloirs que les Nerazzurri tentent de percer mais s’écrasent contre les brise-lames mis en place près de la zone de la Juventus. Le pourcentage de possession touche les cotes bulgares (63% vs 37%) mais cela ne sert pas à grand-chose, la Juve résiste. La Supercoupe se décide après égalité des tirs au but. Sanchez y pense, quel coup dur pour les bianconeri.