Les procureurs de l’environnement exigent plus de personnel à Teruel



Le coordinateur du séminaire qui a réuni des procureurs de l’environnement de toute l’Espagne pendant deux jours à Teruel, Jorge Moradell, a considéré ce mardi lors du bilan de la conférence que l’un des principaux inconvénients que rencontre cette spécialité est la rareté du personnel du parquet, qui empêche le dévouement « qui serait souhaitable » à ce domaine criminel.

La réunion a réuni dans la délégation territoriale des procureurs de la DGA de tout le pays qui ont participé en personne et via « en ligne ». Un autre manque est, selon Moradell, la manque de soutien scientifique médico-légal spécifique et a plaidé parce que ce service est créé dans chaque communauté autonome.

Le co-responsable de la coordination de la réunion, le procureur de l’environnement et de l’urbanisme du parquet général, Antonio Vercher, regretté dans son discours de clore le séminaire que certains organes judiciaires « dénient la légitimité » aux procureurs de l’environnement, ce qu’il a jugé « incompréhensible ». Vercher a célébré la qualité du séminaire et sa hauteur d’organisation.

Les conclusions de la réunion qui s’est tenue à Teruel seront rédigées dans un document qui, comme l’a indiqué Jorge Moradell, pourrait déboucher sur une circulaire d’instructions envoyée à tous les parquets du pays.

L’empoisonnement des animaux monte en flèche

Le dernier orateur du congrès, Carlos Cano, responsable de la zone de conservation des espèces de WWW Adena en Espagne, a expliqué que cette organisation travaille sur un programme européen appelé Life Swipe qu’elle a l’intention de réaliser un diagnostic des crimes contre la nature dans 11 pays européens.

Ce rapport abordera des questions telles que le tir contre des espèces protégées, les pièges illégaux, le trafic d’espèces protégées ou l’empoisonnement des animaux. Il a souligné que ce dernier crime a connu une augmentation de 100% en Espagne pendant les deux années de la pandémie, une augmentation qui brise une tendance à la baisse depuis 1992.

Il a également souligné la nécessité de prendre des mesures pour que les lignes électriques ne constituent pas un piège mortel pour les oiseaux protégés, notamment les rapaces. Il a ajouté que la protection des lignes pour éviter l’impact mortel des oiseaux est obligatoire et que le coût doit être supporté par les compagnies d’électricité. Selon une estimation grossière, 50% du réseau de distribution d’électricité a ce sujet en suspens.