La Diputación de Teruel et 50 municipalités demandent que le séchage naturel des jambons soit un patrimoine mondial


Le processus de séchage des jambons et saucisses naturels aspire à être déclaré patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco. L’Association provinciale des séchoirs naturels, composé de 26 entreprises productrices de porc, a lancé une campagne de mobilisation afin que la DGA demande, par l’intermédiaire du ministère de la Culture, que l’agence des Nations unies pour la culture et l’éducation reconnaisse la conservation des dérivés de la viande profiter du climat froid et sec comme ressource de base de la province comme patrimoine mondial.

Le Conseil provincial de Teruel (DPT) a approuvé ce mercredi à l’unanimité –avec les votes du PSOE, PP, PAR, IU et Cs– le manifeste proposé par l’Association provinciale des séchoirs naturels pour l’Unesco pour déclarer le « séchage naturel à fenêtre ouverte » comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. De plus, de l’institution provinciale, Cinquante communes et associations ont également adhéré à la pétition.

La DGA est en train de traiter pour le séchage naturel des jambons de Teruel le classement en tant que bien d’intérêt culturel immatériel. Le président de l’association des détenteurs de jambons naturels, Laura Lapins, souligne que son objectif est que, une fois le catalogage autonome réalisé, le gouvernement aragonais traite la demande auprès de l’UNESCO pour obtenir une reconnaissance internationale.

Rabbits explique que la déclaration en tant que patrimoine immatériel mondial servirait à « protéger » une manifestation de la culture provinciale qui « est en train de se perdre ». Il souligne que, traditionnellement, les maisons étaient construites avec un espace supérieur bien ventilé pour faire sécher les jambons et les saucisses, mais cette pratique a disparu dans les maisons modernes. La même technique, consistant en une ventilation avec de l’air sec et froid pour réguler la température et l’humidité, est utilisée pour la salaison commerciale des jambons et autres dérivés, bien que de manière minoritaire dans l’ensemble de la production de Teruel.

Laura Conejos a souligné que la reconnaissance par l’UNESCO « renforcerait l’estime de soi de Teruel » en valorisant un élément caractéristique de sa production gastronomique traditionnelle. Elle est également convaincue que le label international stimulerait le tourisme et la production de viande à Teruel.

Le manifeste soutenu par le DPT et les municipalités explique que la salaison naturelle des jambons et des saucisses est « une manière artisanale qui respecte l’environnement qui depuis des millénaires a garanti la survie des familles ». Il ajoute que cette façon de préparer les dérivés de la viande est transmise dans les familles espagnoles depuis des générations, mais qu’elle est désormais « en danger d’extinction » dans la sphère domestique.

La technique est basée « sur l’exploitation des particularités climatologiques de différentes régions d’Espagne à haute altitude » et qui se caractérisent par leurs « hivers froids et secs ». Le texte d’appui considère que la promotion de cette technique de production bénéficiera au secteur primaire dans les zones dépeuplées et rappelle que les aliments obtenus avec la salaison naturelle sont protégés par des appellations d’origine qui garantissent leur qualité, comme le jambon de Teruel.

Le président du DPT, Manuel Rando, Il a expliqué que le séchage basé sur l’application du climat de Teruel « représente le bon travail de l’industrie de la viande » et l’obtention du sceau de l’UNESCO « serait un plus » pour la production alimentaire provinciale.

Le président du DPT, Manuel Rando, s'est exprimé en ligne lors de la conférence de presse précédant la session plénière alors qu'il était en convalescence de covid.  À droite, le vice-président, Alberto Izquierdo.

Le président du DPT, Manuel Rando, s’est exprimé en ligne lors de la conférence de presse précédant la session plénière alors qu’il était en convalescence de covid. À droite, le vice-président, Alberto Izquierdo.
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Le vice-président de l’institution, Alberto Izquierdo, Pour sa part, il a souligné que la considération en tant que site du patrimoine mondial « bénéficie à la bonne réputation du jambon, à la bonne réputation de la province » et sert à « promouvoir un produit de qualité de Teruel ».