il passera le week-end dans un lieu secret en attendant l’appel


Djokovic est actuellement officiellement détenu en Australie suite à l’annulation de son visa. Une situation qui durera tout le week-end avant la décision finale.

Un autre tour, une autre course même si cette fois ce sera la dernière. Novak Djokovic Il a été arrêté par les autorités frontalières australiennes aux premières heures de ce week-end où il sera décidé s’il doit ou non quitter le pays des kangourous et donc s’il conservera sa place au tirage au sort de l’Open d’Australie. En réalité, Nole est en garde à vue à la lumière de la décision du ministre de l’Immigration Alex Hawke qui a annulé son visa. Cependant, l’expulsion du premier joueur mondial a été repoussée, grâce au travail des avocats serbes en vue de l’audience décisive qui se tiendra dimanche.

L’état de détention a donc déjà été convenu par les parties lors de l’audience d’hier, et c’est une condition inévitable pour Djokovic qui pour le moment n’a pas ce qu’il faut pour rester sur le sol australien. Précisément pour cette raison, chaque mouvement a été défini en détail, et l’agenda complet des rendez-vous qui lui permettront d’essayer de changer l’inertie de la situation et de récupérer son visa. L’interrogatoire avec les agents de l’immigration, avant l’audience « de procédure » au cours de laquelle le recours sera présenté, s’est déroulé dans un lieu tenu secret à la demande des avocats du champion pour dribbler le cirque médiatique.

Djokovic s'est aussi entraîné hier

Djokovic s’est aussi entraîné hier

Il sera marqué à vue, au vu de son statut, par les agents de la Border Force même lors de la rencontre avec ses avocats et la seule incertitude est celle relative à l’endroit où il passera la nuit. Il n’est pas exclu, voire très probable, qu’étant en garde à vue il puisse retourner comme il l’a fait à son arrivée en Australie, dans le très discuté centre pour réfugiés et demandeurs d’asile. Une situation certes pas agréable, mais qui doit être métabolisée par Djokovic dans sa tentative de jouer la dernière chance de participer à l’Open d’Australie, dans le dernier acte qui se jouera dimanche. S’il n’est pas expulsé le lendemain, il devrait déjà faire ses débuts dans le tournoi avec le derby avec Krajnovic.

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Donc grosse pression sur Djokovic, beaucoup plus lourde qu’à laquelle il est habitué sur le terrain. Il devra également tenter, grâce à ses avocats, de convaincre le tribunal fédéral de se retourner sur la deuxième annulation de visa, après que l’affaire soit devenue une véritable affaire internationale. L’exemption de vaccin demandée pour positivité au Covid en décembre, les fausses informations sur la déclaration de visa (celles relatives au fait qu’il n’a pas voyagé 14 jours avant son arrivée en Australie), l’aveu de culpabilité avec l’entretien réalisé en positif , ce sont autant de facteurs qui ne jouent pas en sa faveur.

De plus, il n’est pas certain que même s’il gagne en appel, Djokovic ne puisse manquer d’être expulsé d’Australie. Le ministre de l’Immigration a en effet toujours la possibilité légale d’annuler le visa, pour des raisons discrétionnaires. En effet, le représentant des institutions pourrait évoquer des enjeux idéologiques et la volonté de protéger l’ordre public, et la santé des Australiens, après avoir souligné le battage médiatique des incohérences dans le comportement de Djokovic le mois dernier.