Goya et Pradilla, protagonistes du programme d’exposition du Prado



Goya et Pradilla figurera dans la programmation du Musée du Prado pour les prochains mois. La pinacoteca madrileña presentó ayer el calendario de actividades previstas para 2022, y en ella destacan dos citas: ‘Goya, San Bernardino de Siena: bocetos de la Fundación Tatiana Pérez de Guzmán el Bueno’ y ‘Francisco Pradilla (1848 – 1921), pintor Histoire’.

Le premier d’entre eux résulte d’un accord de collaboration signé en 2021 entre le gouvernement espagnol et la Fondation Tatiana Pérez de Guzmán el Bueno. En vertu de cet accord, la fondation a temporairement cédé, pour être restaurées et exposées au Prado, deux esquisses de Goya qu’elle possède parmi ses collections, le premier qu’il a réalisé sur le thème de « La prédication de San Bernardino de Siena » pour la basilique de San Francisco el Grande à Madrid. Ils mesurent 61 sur 32 centimètres et sont d’une grande importance dans la carrière de l’artiste aragonais, car ils correspondent à une commande qu’il a reçue à Madrid peu de temps après son retour, malade, après les problèmes qu’il a subis en peignant le « Regina Martyrum » à El Pilar .

Le 20 juillet 1781, Goya, Francisco Bayeu, Andrés de la Calleja, José del Castillo, Mariano Salvador Maella, Gregorio Ferro et Antonio González Velázquez sont chargés par le comte de Floridablanca de décorer la basilique de San Francisco el Grande. Les croquis appartenaient apparemment à Martín Zapater et plus tard à son petit-neveu Francisco. On sait qu’en 1867, ils appartenaient au marquis de Torrecilla et devinrent plus tard la collection du comte de Villagonzalo. Elles n’ont été exposées au public que deux fois, à Madrid en 1900 et à Londres en 1920. L’exposition qui les présentera au Prado, accompagnée d’une publication scientifique dans laquelle ils sont étudiés, devrait ouvrir le mois prochain. De plus, tout au long de 2022 le discours d’exposition dans les salles 24 à 38 de Goya sera renouvelé et, dans une salle attenante à celle qui présente les « Peintures noires », sera exposé l’audiovisuel que l’artiste contemporain Philippe Parreno a réalisé sur la Quinta del Sordo. Il s’agit d’une œuvre pour l’exposition du peintre aragonais que la Fondation Beyeler présente actuellement à Bâle. C’est une nouveauté cette année, que la galerie s’est ouverte à l’art contemporain. Il prévoit également d’organiser les expositions « Picasso y el Greco » et « Fernando Zóbel y la historia del arte ».

Un échantillon avec des odeurs

Quant à l’exposition Pradilla, dont la date n’est pas encore connue, elle sera organisée par Javier Barón, responsable de la peinture du XIXe siècle du Prado, et se concentrera en principe sur les collections de la galerie d’art elle-même, qui n’expose actuellement que les monumentale ‘Doña Juana la Loca’ et un de ses croquis. Certaines de ces peintures qui seront réunies avec le public madrilène ont fait partie de l’exposition qui s’est tenue à la Lonja, organisée par Wifredo Rincón, et qui a reçu 65 800 visites.

Au programme, les expositions d’Annibale Carracci. Les fresques de la chapelle Herrera ‘,’ Luis Paret y Alcázar (1746-1799) ‘,’ La découverte de la Renaissance. Artistes espagnols à Naples au début du Cinquecento ‘et’ L’essence d’une peinture. Une exposition olfactive’, qui mettra des odeurs sur la série des ‘Les cinq sens’ de Rubens.