Garzón soutient que des informations ont été exclues de l’interview et que le « canular » de la viande a été promu par un « lobby »



Le ministre de la Consommation, Alberto Garzón, a assuré que « pour des raisons d’espace », le journaliste du journal britannique ‘The Guardian’ devait exclure des informations de son entretien et a insisté sur le fait que « le canular » au sujet de ses déclarations dans lesquelles il mettait en cause la viande exportée d’Espagne a été porté par le « lobby » de certaines grandes entreprises qui promeuvent des macro-fermes polluantes ».

Cela a été expliqué par Garzón mardi à travers deux messages sur son profil Twitter qui étaient accompagnés de la transcription complète de ce qu’il a dit dans l’interview.

« J’en profite pour publier la transcription complète de ce que j’ai dit dans l’interview, car pour des raisons d’espace le journaliste a dû exclure certains éléments qu’aujourd’hui, dans le feu du canular et du mensonge que certains acteurs promeuvent, ils ressortent améliorés », a-t-il tweeté dans le premier message.

Selon le ministre, l’entretien a eu lieu le 14 décembre et a été publié en version narrée le 26 décembre, mais « le canular a commencé le 3 janvier poussé par le ‘lobby’ de certaines grandes entreprises qui promeuvent des macro-fermes polluantes… et le reste, vous le savez déjà », a-t-il souligné.

Interrogé sur la manière d’obtenir le soutien des agriculteurs et de changer la mentalité des Espagnols pour réduire la consommation de viande, Garzón explique qu’il est nécessaire de faire la différence entre l’élevage industriel et extensif. « C’est un élevage écologiquement durable qui a beaucoup de poids dans certaines régions d’Espagne comme les Asturies, une partie de Castilla y León, voire l’Andalousie ou l’Estrémadure », insiste-t-il, « mais c’est durable, ce qui n’est à aucun moment durable c’est ce qu’ils appellent ceux des macro-fermes ».

De plus, selon la transcription ci-jointe, le titulaire de la consommation s’assure que Il n’a « jamais » dit qu’il ne fallait pas manger de viande, mais qu’il fallait en réduire la consommation. « On savait depuis le début que c’était un sujet qui allait être controversé, mais que c’était nécessaire », dit-il.