ERC ne se referme pas sur la réforme du travail mais lance un ultimatum REFORME DU TRAVAIL



ERC ne ferme pas en bande à un éventuel soutien au décret de la réforme du travail qui sera voté la semaine prochaine mais lance un ultimatum pour que le Gouvernement s’engage à apporter des « changements substantiels », bien qu’il n’ait pas précisé la manière de modifier la nouvelle législation du travail.

« Si ce n’est pas fait comme un projet de loi, il va falloir faire un acte de foi dans lequel il faut plus de partis », a déclaré le député ERC Jordi Salvador, l’un des négociateurs du parti républicain lors d’une conférence de presse au Congrès.

Et c’est que le bloc de gauche dirigé par ERC et EH Bildu, et dans lequel BNG et La Cup sont inclus, a lancé ce jeudi une offre de dialogue avec « une volonté absolue et sincère » de négocier le décret de réforme du travail, bien que ils insistent sur leurs conditions selon lesquelles les accords provinciaux et régionaux prévalent sur les accords étatiques et sur le recouvrement des indemnités de licenciement abusif après 45 jours.

Le député de l’ERC, Jordi Salvador, la porte-parole du Bildu au Congrès, Mertxe Aizpurua, le porte-parole du BNG, Néstor Rego, et la porte-parole de la Coupe, Mireia Vehí, ont lu une déclaration commune dans laquelle ils soulignent que « nous montrons notre volonté absolue et sincère ouvrir un processus de dialogue et de négociation avec le Gouvernement et les forces qui le composent, afin de parvenir à un accord qui permette d’approuver une ambitieuse réforme du travail ».

« Qu’elle réponde aux demandes et aux attentes des travailleurs et accomplisse la parole donnée à la majorité ouvrière », affecte le texte qui réitère la nécessité que le décret qui est débattu la semaine prochaine en session plénière du Congrès soit traité comme un projet de loi.

Cependant, ce manifeste partagé n’implique pas qu’il y ait une unité de vote contre la validation du décret et alors que EH Bildu, BNG et la Coupe ont insisté sur le fait qu’ils voteront non si le décret n’est pas traité comme un projet de loi, ERC ouvre la porte pour continuer à négocier.

« Si on n’a pas claqué la porte c’est qu’il y a des choses intéressantes », a souligné le député ERC Jordi Salvador, l’une des personnes qui composent l’équipe de négociation du parti républicain.

Salvador, qui a apprécié que le décret contienne des changements pour freiner l’emploi temporaire et précaire, a insisté sur le fait qu’il doit être amélioré et a déclaré que « si ce n’est pas fait comme un projet de loi, nous devrons faire un acte de foi dans lequel plus il faut des jeux ».

« Ce serait quelque chose de strictement lié à l’ERC et pas tellement aux autres parties qui sont ici », a-t-il précisé après avoir insisté sur le fait que « Il y a des choses qui ont été touchées qui sont bonnes et c’est pourquoi nous ne fermons pas la porte. »

Cependant la position de l’ERC n’est pas encore définie car ils continuent d’avertir que le vote pourrait être un non « s’il n’y a pas d’améliorations substantielles et de sérieux pour bien faire les choses ».

« Le manifeste est très clair, il y a une volonté absolue et sincère d’ouvrir un processus de dialogue, dans notre cas un petit processus de dialogue », a-t-il souligné lors de la conférence de presse, une semaine après que la validation ou l’abrogation du décret est débattue.

ERC regrette que le gouvernement insiste pour que « vous ne pouvez pas toucher à une virgule » parce que « ça s’appelle la non-négociation » et souligne que le contact avec la deuxième vice-présidente et ministre du Travail, Yolanda Díaz « est différent » car « il y a une tentative de sa part, mais c’est une coalition gouvernementale et il y a des gens qui ont exercé le droit de veto ».

Pour sa part, la porte-parole d’EH Bildu, Mertxe Aizpurua, a insisté sur le fait qu’ils restaient « non » à la validation « parce que cela doit changer » et estime qu’avec cette déclaration, le gouvernement se voit proposer des « alternatives » et un moyen de ouvrir un processus de dialogue sur les questions qui leur sont nécessaires pour améliorer les conditions de travail.

Le député du BNG Néstor Regou a précisé que la position de sa formation sera un non si le décret n’est pas traité comme un projet de loi et ils insistent pour que la réforme de 2012 soit abrogée dans son intégralité.

Dans le même sens, la députée de la Coupe, Mireia Vehí, a déclaré que ce manifeste « ne conditionne pas » son vote négatif sur le décret, qu’ils ont déjà décidé.