Des experts britanniques mettent en garde contre jusqu’à 6 000 décès par jour en deux semaines si aucune restriction n’est imposée



Le groupe d’experts scientifiques du gouvernement britannique connu sous le nom de SPI-MO (Focus Group for Models on Influenza Pandemics-Operational Subgroup) a averti que Si des mesures de restriction ne sont pas adoptées immédiatement, deux millions d’infections et entre 600 et 6 000 décès quotidiens pourraient être atteints d’ici la fin du mois en raison de la variante omicron du coronavirus.

Le comité d’experts estime le nombre de nouvelles contaminations par jour entre 600 000 et deux millions d’ici fin décembre, alors que les admissions à l’hôpital pourraient se situer entre 3 000 et 10 000 par jour, selon le journal ‘The Guardian’.

Pour cette raison, les experts recommandent de réimposer « des mesures plus restrictives (…) très prochainement ». La rapidité de mise en place de ces restrictions est « cruciale ». « Les retarder jusqu’en 2022 réduirait considérablement l’efficacité de ces interventions et rendrait moins probable qu’elles puissent éviter une pression considérable sur le système de santé et de soins », ont-ils averti.

A) Oui, proposent de réimposer des mesures « équivalentes à celles de la phase 2 ou de la phase 1 du plan d’Angleterre », qui limitait les réunions à domicile à deux et interdisait les déplacements à l’étranger.

« L’augmentation de la vaccination est d’une importance clé pour atténuer et réduire la gravité de la maladie, (mais) une proportion importante d’interventions non pharmaceutiques sera nécessaire pour ralentir la croissance des infections », ont-ils indiqué. De plus, ils soulignent les « intérieurs surpeuplés » comme le principal facteur de contagion. Avec ce scénario, Si des restrictions de phase 1 sont imposées, le nombre quotidien d’infections sera limité entre 200 000 et un million. Les hospitalisations seraient comprises entre 1 500 et 5 000 par jour et les décès, entre 200 et 2 000.

Sur le plan politique, le Premier ministre Boris Johnson fait face à une rébellion dans son propre parti contre les restrictions et elle devra peut-être compter sur le soutien de l’opposition travailliste pour adopter ces mesures.