Bolsonaro porte plainte contre la vaccination des enfants parce que leur possibilité de mourir est « presque nulle »



Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, a mis en cause ce jeudi le processus de vaccination contre le coronavirus chez les enfants car il considère que sa possibilité de mourir du virus est « presque nulle ».

« Allez-vous vacciner votre enfant contre quelque chose pour lequel le jeune homme, une fois qu’il contracte le virus, ses chances de mourir sont quasi nulles ? Qu’est-ce qu’il y a derrière ça ? », s’est interrogé le président dans une interview à la télévision Nova Nordeste.

En outre, il a accusé l’Agence nationale de veille sanitaire (Anvisa) d’être « les fous de la vaccination » et a demandé « quel est l’intérêt d’Anvisa » avec ses processus de vaccination dans le secteur le plus jeune de la société.

Compte tenu de ces déclarations, la Société brésilienne de pédiatrie a soutenu que « aucune maladie (…) n’a victimisé autant d’enfants que le covid-19 », selon le portail d’information brésilien G1.

Le ministère brésilien de la Santé a signalé un total de 308 décès d’enfants âgés de cinq à onze ans depuis le début de la pandémie. Les chiffres généraux indiquent plus de 22,3 millions d’infections et 620 000 décès dus à la maladie.

Ce ne sont pas les premières déclarations du président brésilien contre les vaccins contre le covid-19, et même la Cour suprême a ouvert une enquête pour les lier au sida.

En outre, Bolsonaro a également fait l’objet d’une enquête par une commission parlementaire sur sa gestion pendant la crise sanitaire. Dans ses conclusions, elle proposait, en plus d’interdire aux réseaux sociaux d’arrêter de diffuser de fausses nouvelles, de l’accuser de neuf crimes, dont crimes contre l’humanité, falsification, utilisation irrégulière de fonds publics et charlatanisme, un chiffre que le Code pénal reprend pour punir ceux qui font la promotion de remèdes secrets contre les maladies.

Règlements de l’armée

L’armée brésilienne a publié une série de directives pour lutter contre la pandémie de covid-19, notamment celle les soldats qui retournent au travail en face à face doivent être vaccinés, ils doivent maintenir une distance interpersonnelle, porter des masques et il leur sera interdit de diffuser de fausses nouvelles sur le coronavirus.

Ce document, signé par le commandant des forces armées, le général Paulo Sergio Nogueira, indique que retour complet de toutes les activités administratives et opérationnelles grâce à l’avancement du processus de vaccination dans la nation sud-américaine, telle que collectée par le portail d’information susmentionné.

Ces revendications se heurtent au discours du président Bolsonaro, qui a été poursuivi pour avoir lancé de fausses informations sur la pandémie et qui a même semé le doute sur l’efficacité et la commodité des vaccins.

Le nouveau standard lancé par l’armée brésilienne a également exhorte les militaires à éduquer leurs familles afin qu’ils agissent de la même manière et vérifient l’authenticité des informations qu’ils divulguent et qui sont liées au virus.