Attaques et menaces contre les députés de Macron après leur contestation des anti-vaccins



Le président français Emmanuel Macron a qualifié ce lundi de « Intolérance » et « inacceptable » l’attaque dimanche contre un député de son parti, Stéphane Claireaux, par des manifestants anti-vaccin et anti-passeport COVID. Son indignation a été partagée par de nombreux politiciens du pays.

Claireaux fue battu devant chez lui dans l’archipel de Saint Pierre et Miquelon, près du Canada, par un groupe de manifestants qui lui ont jeté des algues et des pierres. « Ça ressemblait à une lapidation », a expliqué à France Info le député de La República en Marcha, qui a porté plainte. « Cela doit s’arrêter à un moment donné », a-t-il ajouté en vérifiant qu’une vidéo d’une partie de l’attaque circulait hier sur les réseaux sociaux.

A partir du 1er janvier jusqu’à 28 députés ont reçu des menaces de mort par les anti-vaccins les plus radicaux et certains d’entre eux sont sous protection policière, selon la chaîne de télévision France 3.

Pourtant, Macron reste ferme et ce lundi a montré du muscle sur les questions de sécurité. Trois mois avant les élections présidentielles, il a rappelé que son « devoir et vocation » est de continuer « à améliorer sans relâche les choses et à être inflexible » dans la lutte contre le terrorisme, les féminicides et le trafic de drogue, comme l’a déclaré le président lors d’une visite à Nice.

Plus de flics

Il y promet à nouveau qu’il va doubler « la police sur le terrain d’ici 2030 » et annonce la création de deux cents brigades de gendarmerie en milieu rural et une Force d’action républicaine, qui pourra intervenir, en urgence, dans les quartiers à problèmes en cas de flambées de violences ou de trafic de drogue important. Il a également annoncé davantage de moyens pour lutter contre le harcèlement dans les rues et dans les transports publics, et dans la lutte contre les violences de genre.

La sécurité citoyenne est l’un des enjeux électoraux privilégiés de la droite et de l’extrême droite. Et Macron ne veut pas donner aux électeurs l’impression de Soyez doux sur la sécurité.

« Une agression gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays : Emmanuel Macron a été le président du braquage. Comment osez-vous militer pour la sécurité, encore plus au détriment des contribuables ? Les français ne sont pas dupes« La candidate de droite Marine Le Pen a tout de suite déclaré.