Alors la musique live meurt, sauvons-la


La lettre du président de l’Arci Roma Vito Scalisi à Fanpage.it sur les difficultés des réalités culturelles qui font la musique et les spectacles vivants. « Nous avons travaillé dur ces derniers mois pour ne laisser personne de côté, le moment est maintenant venu pour nous de demander à tout le monde de nous soutenir ».

La mobilisation des intérimaires du spectacle avec l'occupation du Théâtre du Globe à Rome

La mobilisation des intérimaires du spectacle avec l’occupation du Théâtre du Globe à Rome

Chers lecteurs de Fanpage, il,

Je voudrais vous soumettre l’histoire de la musique live et de tous ceux qui y travaillent. Musique live au moment de la quatrième vague ou, mieux, au moment du décret des fêtes. Car ce décret a obligé des milliers d’artistes à remettre leurs instruments dans leurs étuis et contraint techniciens et opérateurs à éteindre les projecteurs.

A but lucratif ou non lucratif, l’univers des clubs live et des dancings en prend plein la vue par un décret qui remet à genoux – incompréhensiblement – le secteur des concerts et des dancings, sans prévoir aucun rafraîchissement et des mesures pour éviter les fermetures. C’est pourtant l’un des secteurs culturels les plus productifs de Rome et d’Italie, celui des clubs et des lieux de divertissement mais c’est bloqué par des mesures telles que l’interdiction d’administration pendant les concerts – déjà face à l’obligation des masques FFP2 coûteux et du super pass vert – et à l’interdiction d’assister aux spectacles debout, malgré que tout le monde porte un masque et ait certifié le cycle de vaccination.

Bulletin Covid Lazio du 23 décembre : il y a 3006 nouveaux positifs, dont 1510 à Rome. Il y a 17 morts

Ce qui rend impossible l’activité d’un secteur qui propose des spectacles, le plus souvent en entrée gratuite, c’est justement l’interdiction d’administration, une activité autorisée dans le circuit de restauration au même titre qu’elle serait assurée dans nos clubs et pour laquelle elle est la seule entrée possible pour couvrir les frais de cachet et les frais fixes des bureaux.

Dans le cas particulier des associations, bien que l’administration soit une activité complémentaire, elle est indissociable de l’activité culturelle, il est donc incompréhensible et aveugle d’appliquer les dispositions qui s’appliquent aux grands espaces tels que Palaexpo et Auditorium, même à ces des structures comme la nôtre qui vivent majoritairement d’autofinancement et sans billetterie.

Sur ce, nous aimerions que vous a ouvert un débat dans la société et à tous les niveaux institutionnels impliquant des associations et des organisations professionnelles (pour cette raison, nous avons également publié une pétition que nous vous demandons de signer). En effet, pour mettre un terme à la mort des clubs, Arci Roma fait appel au Campidoglio et à la Région Lazio pour leur demander de préparer rapidement des mesures pour soutenir le redémarrage (bloc tari, allégement osp, etc.) ; d’agir en tant que porte-parole des demandes de ce secteur également au niveau régional et à la conférence État-Régions, et d’ouvrir une table qui place au centre des interventions immédiates pour la protection du secteur de la musique live, à but lucratif et non lucratif – et dans d’autres capitales, comme Berlin, ont été reconnues comme institutions culturelles et protégées pendant la pandémie pour éviter les fermetures.

Être clair, la nôtre n’est pas sceptique sur l’étendue de la pandémie, loin de là. Nos clubs sont à la pointe de la planification sociale et internes à ces pratiques de mutualisme qui se sont renforcées depuis le premier confinement. Le dernier, dans l’ordre chronologique, est l’article paru sur Fanpage.it le 23 décembre dernier, sur l’expérience d’Akkittate qui émane d’un de nos clubs, Pianeta Sonoro. Nous pensons que l’art est nécessaire pour panser les plaies de la pandémie, pour nous aider à sortir d’une crise sociale qui est désormais presque inextricable de la pandémie. Nous avons travaillé dur ces derniers mois pour ne laisser personne de côté, le moment est maintenant venu pour nous de demander le soutien de tous et de tous..